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Présidentielles : Le mechanical turk de l’UMP

Grand épisode télévisuel pour Nicolas Sarkozy lundi soir sur TF1. Ce type d’exercice est relativement difficile, c’est pourquoi il faut maximiser les effets sur la campagne. Pour cela, rien de tel qu’un tsunami médiatique sur twitter orchestré par le parti et exécuté par les militants.
LeMonde.fr relate hier qu’au QG de campagne, 200 militants (« les bombardiers du net ») s’en sont donné à coeur-joie pendant toute la durée de l’émission.

Les reparties cinglantes du candidat [..] sont saluées par des applaudissements. Des murmures désapprobateurs accueillent les remarques de ses contradicteurs. On boit ses paroles. On est subjugué par son « aisance », sa « force », sa « précision ». Le moindre de ses propos est relayé, chacune de ses propositions répercutées par des centaines de petites mains.

On l’a compris, ce n’est pas ici la qualité qui compte mais la quantité. L’idée est de « flooder » les réseaux, de marteler massivement les idées du parti.

A noter que Patrick Roger va jusqu’à qualifier les militants de « petites mains« , ce qui n’est certes pas flatteur mais peut-être juste. Il s’agit d’un mechanical turk à la mode politique française. Et c’est certainement utile pour la campagne, car c’est souvent celui qui parle le plus fort qui est entendu 😉

L’intérêt de cette technique, c’est que cela joue à la fois sur le nombre de messages mais aussi sur l’efficacité des messages. Un citoyen a toujours plus de perméabilité à croire/suivre les propos d’un ami ou d’une personne proche que ceux des candidats dont le capital « confiance » est sérieusement entamé.

Pour suivre les effets des réseaux sociaux et l’impact sémantique dans les discours, je vous recommande chaudement les travaux de mon ami (et associé) Jean Véronis sur son blog Technologies du langage : Outil Observatoire des discours 2012 (en partenariat avec Linkfluence)

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